Serge Aimé Coulibaly, quand le corps parle plus fort que les discours
"Il y a des gestes qui racontent mieux qu’un manifeste. Ceux de Serge Aimé Coulibaly font partie de ceux-là." Il y a des artistes qui cherchent la beauté, et d’autres qui cherchent la vérité. Serge Aimé Coulibaly, lui, creuse le réel avec les muscles, les silences, les tensions du corps. Sa danse est brute, brûlante, parfois inconfortable. Mais elle ne ment jamais. Sur scène, il n’enjolive rien. Il fait surgir l’Afrique contemporaine dans toute sa complexité : violence, chaos, lutte, dignité, espoir. Ses chorégraphies sont des territoires de combat et de mémoire. Elles dérangent parce qu’elles réveillent. Un pied en Afrique, l’autre en Europe : toujours en mouvement Né le 12 Mars 1972 à Bobo-Dioulasso, Serge Aimé Coulibaly se forme d’abord au Burkina Faso, puis affine sa vision en Europe, notamment en Belgique où il réside une partie de l’année. En 2014, il fonde à Bobo l’Espace Ankata, un centre de recherche et de création chorégraphique panafricain. Là-bas, il forme une nou...